jeudi, 26/4/2018 | 1:38 EDT
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Divorce entre Grande-Rivière et CanAquaculture

Rien ne va plus entre la Ville de Grande-Rivière et la firme CanAquaculture alors que les deux parties ne se parlent qu’entre procureurs interposés depuis l’envoi d’une mise en demeure.

Un projet d’élevage de saumon atlantique de 16M$ de la firme CanAquaculture dans sa première phase,

devant prendre place dans le parc industriel de Grande-Rivière prend l’eau depuis que cette compagnie a envoyé une mise en demeure à la Ville le 15 janvier dernier. Dans les faits, le 15 février 2016, l’ancienne administration sous le maire Bernard Stevens donne son appui au projet par voie de résolution unanime en session extraordinaire avec à clé un congé de taxes, une cession de terrain et autres avantages sous certaines conditions. Un projet alors appuyé par la MRC du Rocher-Percé et son Comité de maximisation économique. Arrivé au pouvoir en novembre dernier, le nouveau maire Gino Cyr et son administration rencontrent les promoteurs, laquelle visiblement ne s’est pas terminée en bons termes puisque le conseil municipal a voté par la suite une résolution unanime le 11 décembre 2017 abrogeant la résolution de février 2016 au prétexte que le projet initial, en vertu de cette résolution, a été modifiée, lit-on. Le divorce est entendu le 15 janvier dernier avec cette mise en demeure de la firme confirme le maire Gino Cyr qui demeure prudent dans ses propos.

 

L’ex-maire Bernard Stevens, voit l’abrogation de la résolution de son administration en février 2016 comme un camouflet de la part de l’actuelle administration du maire Cyr.

 

Stevens rappelle à quel point ce projet serait mobilisateur pour sa communauté et ne perd pas espoir pour autant en demandant par la même occasion aux citoyens de faire pression sur le conseil municipal pour qu’il revienne sur sa décision.

 

Nous avons parlé à un responsable de CanAquaculture qui s’est refusé à tout commentaire pour le moment refusant même de confirmer l’envoi de la mise en demeure. Le ministère québécois des Pêches et de l’Alimentation n’a pas cru bon non répondre à notre demande d’entrevue. Selon nos informations, les acteurs intéressés par ce projet devraient se réunir prochainement pour faire le point sur la situation. À noter qu’au moment de monter ce reportage, soit hier soir, le site Internet de CanAquaculture indiquait toujours que le projet devrait voir le jour en 2019 .