dimanche, 21/4/2019 | 10:37 EDT
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Employés du BMR : entre espoir et découragement

L’ambiance au BMR de Grande-Rivière oscille entre espoir et découragement au sein de la douzaine de travailleurs qui perdront leur emploi prochainement. Notre journaliste Thierry Haroun est allé les rencontrer cette semaine.

Rencontrés par Bleu FM lors de leur pause du midi, ces travailleurs ont appris il y a peu que leur quincaillerie, si chère à la collectivité aussi, allait mettre la clé sous la porte le mois prochain. Les mines étaient basses, ce qui est compréhensible dans les circonstances. Certains d’entre eux gardent espoir de trouver du travail ailleurs, alors que d’autres trouvent cela très difficile ne sachant pas ce qui les attend. L’ambiance de travail au quotidien est plutôt morose aux dires de l’un d’eux. Ils se sont confiés en toute liberté à votre journaliste. Certains y travaillent depuis plus d’une décennie. Bref, il transpire de notre rencontre une évidente déception de voir la fin de cette entreprise dans laquelle ils avaient tant mis d’effort et de coeur, une entreprise dont la réputation de son service et son expertise n’était pas à faire.

Les médias, eux, ont appris la mauvaise nouvelle par voie de communiqué le 23 janvier dernier en y précisant que «bien que la date de fermeture définitive ne soit pas fixée, Matériaux Kega a souhaité annoncer rapidement la nouvelle aux employés afin de leur donner un maximum de temps pour prendre acte à la suite de cette fermeture. C’est une décision d’affaires réfléchie, qui fut très difficile à prendre. Malgré tous nos efforts et ceux de notre équipe d’employés, la quincaillerie n’atteignait pas les cibles de rentabilité depuis quelques temps déjà. Nous aurions souhaité continuer à offrir nos services aux citoyens de Grande-Rivière, mais nous nous trouvions devant un mur infranchissable », a mentionné Matthew Keays, propriétaire de 3e génération de Matériaux Kega, qui s’assurera d’une transition juste et équitable pour tous ses employés et s’excuse auprès de ses clients et fournisseurs pour les inconvénients que cette opération occasionne, toujours selon le communiqué.

Le propriétaire, Matthew Keays, n’a pas cru bon de répondre à nos questions par téléphone nous renvoyant à ce seul communiqué en nous précisant toutefois par courriel que la fermeture du BMR du Grande-Rivière se fera au plus tard le 15 mars. Le maire, Gino Cyr, qui se dit très sensible à ces pertes d’emplois, a accepté de commenter l’affaire. C’est que lui aussi l’a appris par voie de communiqué. Une fois mis au courant, il a contacté l’entreprise pour y voir plus clair et, bonne nouvelle, M. Keays, travaille à relocaliser les employés tout comme la municipalité avec le Centre local d’emploi, entre autres.

 

Les raisons de cette fermeture sont multiples, rappelle le maire Cyr, qui résume sa conversation avec M. Keays en y ajoutant sa propre réflexion vu le contexte socioéconomique.

 

Le maire Gino Cyr a tenu à lancer ce message sur la place publique concernant ce délicat dossier.

 

Selon nos informations, la rémunération horaire dans cette entreprise varierait du salaire minimum à près de 15$ l’heure. Nous n’avons pas pu valider cette information auprès de la direction de l’entreprise, faute d’accorder une entrevue.