mercredi, 16/10/2019 | 5:11 EDT
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Exclusif: Épandage de glyphosate en Gaspésie

Bleu FM a appris que le glyphosate, un herbicide chimique puissant qui ravage tout sur son passage, a été épandu le long de la voie ferrée en Gaspésie cet été. Une pratique qui a cours depuis des années dans notre région et qui est vertement dénoncée par certains. D’autant que la Ville de Gaspé refuse d’appliquer sa propre réglementation qui en interdit pourtant son épandage tout comme la MRC du Rocher-Percé, selon nos informations. Plusieurs se sont refusés à tout commentaire dans ce dossier parce que trop sensible, alors que d’autres ont accepté de nous parler parfois à mots couverts parfois en toute franchise. Une enquête de notre journaliste Thierry Haroun.

Le glyphosate est sur toutes les lèvres par les temps qui courent tant ici qu’en Europe. Sa nocivité est reconnue tant sur la flore, la faune que sur les humains, Il sera interdit à Montréal et en Autriche et son bannissement total est aussi revendiqué dans plusieurs autres pays, dont la France. En Gaspésie, cet ingrédient actif du Round-Up a été épandu le long de la voie ferrée cet été,  nous a confirmé la Société du chemin de fer de la Gaspésie. Une méthode qui est vertement critiquée par la Société de conservation Zico de la Baie-de-Gaspé qui suit ce dossier de près depuis plus d’une décennie et qui a pourtant proposé des solutions de rechange à l’épandage de ce type de produit. Cette année encore, cet organisme écologiste a bien tenté par lettre de sensibiliser les municipalités et les MRC intéressées par cet épandage, mais en vain: silence radio, pas même d’accusé de réception ou presque tellement cet enjeu dérange les élus sollicités. Nous avons obtenu l’ensemble des lettres, des courriels et de la documentation que cet organisme a expédiés aux municipalités, préfets, maires et autres députés. En entrevue à Bleu FM, sa présidente Margret Grenier, résume la situation.

 

Mme Grenier poursuit en rappelant à la Société de chemin de fer de la Gaspésie de mettre fin une fois pour toutes à ces pratiques d’épandage.

 

Du côté de la SCFG, son président, Éric Dubé, se dit sensible à l’ensemble du dossier. Il rappelle toutefois que l’épandage de glyphosate se fait avec l’autorisation du ministère de l’Environnement. Cela dit, il confirme à Bleu FM qu’aucune amende n’a été émise à son organisme depuis qu’il assure la présidence de la SCFG malgré la réglementation qui en interdit l’épandage dans plusieurs municipalités et MRC de notre région. Il précise que l’épandage du glyphosate se fait de manière ciblée afin de nuire le moins possible à l’environnement en rappelant enfin que cette méthode est encore la meilleure solution en raison des «coûts et de son rendement», faisant ainsi référence au rapport de la firme Activa Environnement produit en 2012 pour le compte de la SCFG intitulé «Recherche d’alternatives à l’utilisation de phytocides ». Un rapport de 35 pages que nous avons pu consulter.

 

Gaspé et la MRC du Rocher-Percé n’appliquent pas leur réglementation

Du côté de la MRC du Rocher-Percé et de la Ville de Gaspé ça se corse un peu plus. Ainsi, Mme Grenier a envoyé un courriel à ces deux entités publiques leur demandant de faire respecter leur règlement respectif qui interdit des épandages de produits chimiques visant à contrôler la végétation de long de la voie ferrée. Mme Grenier n’a pas reçu de réponses de leur part. Nous avons donc pris le relais afin d’y voir plus clair. Les réponses conjointes de la MRC et de la Ville nous sont parvenues par courriel. En substance, ils se disent conscients des impacts environnementaux de tels agissements en précisant que « la SCFG a déjà fait des pas vers l’avant : elle a dilué de 75% le taux de glyphosate dans son herbicide.»

Quant à savoir si elles font respecter leur propre règlementation, les réponses étaient à ce point vagues qu’elles laissaient une large place à l’interprétation. Devant cet état de fait, nous avons sollicité à nouveau la Ville de Gaspé qui a admis par courriel qu’elle ne faisait pas respecter sa réglementation afin de ne pas nuire à la venue éventuelle du train à Gaspé. Du côté de Rocher-Percé, on n’a pas cru bon revenir sur le sujet malgré notre demande de précision, mais tout indique qu’elle ne fait pas respecter sa réglementation non plus du seul fait qu’aucune amende n’a été émise de sa part à la SCFG depuis le règne de M. Éric Dubé en qualité de président. Preuve en est, et à titre d’exemple, l’avis d’épandage publié en 2017 dans un journal local, que nous avons pu consulter,  démontrait que le programme d’épandage devant avoir lieu entre le 19 juin et le 31 août incluait Grande-Rivière, Chandler, Port-Daniel-Gascons et Ste-Thérèse-de-Gaspé, toutes situées dans Rocher-Percé. Il faut savoir qu’avant la présidence de M. Dubé, cette MRC avait envoyé deux amendes de 7500$ et 10 000$ en 2011 et 2012 à la SCFG pour avoir enfreint sa réglementation en matière d’épandage d’herbicides chimiques.

Enfin, nous avons tenté, mais en vain, tant par courriel que par téléphone d’obtenir le commentaire du député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, qui a été sollicité aussi par Mme Margret Grenier et qui s’est butée aussi à un mur.

 

Complément d’information (1) 

Ci-dessous, nos lecteurs trouveront en substance le document envoyé par courriel par la Société de conservation Zico de la Baie-de-Gaspé (SCZBG)aux MRC, municipalités, députés et élus intéressés par ce dossier, lequel dresse un bref historique, notamment en ce qui concerne les règlement municipaux.

«Le Comité de protection de la santé et de l’environnement de Gaspé (CPSEG) a initié le dossier en 1984 en demandant à la Ville de Gaspé et à la MRC de la Côte-de-Gaspé d’adopter des résolutions contre les épandages d’herbicides effectués par Hydro-Québec. Hydro-Québec passait outre les résolutions, ne cédant que partiellement en 1989 à la pression devenue régionale. En effet, les lignes de distribution (des abonnés) sont sans épandages depuis 1989, mais Hydro-Québec refusait de cesser les traitements aux herbicides sous les lignes de transport, de répartition et aux postes. Une fois les règlements municipaux adoptés dans la région dès 1995, Hydro-Québec les respectait, mais à partir de 2006, Hydro-Québec recommençait les épandages à différents endroits. Seules les routes étaient déjà entretenues mécaniquement, mais sans garantie. En 1992, le CN a consenti à mettre fin aux épandages sur la voie ferrée, mais les épandages ont recommencé après la vente de la ligne, malgré le règlement municipal. Les organismes municipaux munis d’un règlement possèdent cependant un outil légal pour faire face à cette situation.

Il y avait donc une nécessité urgente d’avoir un règlement municipal et le CPSEG a ainsi rédigé et présenté en 1995 le règlement cité en rubrique. Ce règlement fut adopté dans une version ou une autre à maints endroits en Gaspésie, ainsi qu’ailleurs au Québec, nous donnant un total d’environ 80 organismes municipaux (avant les fusions municipales) qui possèdent un tel règlement. En Gaspésie, il s’agit de la MRC du Rocher-Percé et de toutes ses municipalités, de la MRC de Bonaventure et de toutes ses municipalités, de la MRC de la Côte-de-Gaspé (TNO) et de Gaspé, Cloridorme, Petite-Vallée et Grande-Vallée. À Gaspé, le corridor aéroportuaire fut ajouté au règlement.

De plus, la préservation de ces règlements a reçu l’appui de l’Union des municipalités du Québec et de la Fédération québécoise des municipalités et lesdits règlements furent effectivement préservés par le gouvernement du Québec après les consultations sur le Code de gestion des pesticides. L’application des règlements est devenue uniquement du ressort des organismes municipaux.

En adoptant et en préservant le règlement, les organismes municipaux ont donc compris les faits suivants :

         – les herbicides sont des substances toxiques pour tous les êtres vivants, incluant les humains;

         – les herbicides voyagent dans l’environnement, peu importe l’endroit où ils sont  épandus, contaminant le sol, l’air, l’eau et le réseau alimentaire;

         – ni l’autorisation gouvernementale, ni suivre le mode d’emploi, ni détenir un   permis ne change rien à la toxicité des herbicides ni à leur étendue dans l’environnement;

          – des herbicides autrefois autorisés au Québec ont été bannis au fil des ans, par exemple l’Agent orange; bon nombre sont bannis, retirés, exclus dans  l’Union européenne; le glyphosate, ingrédient actif du RoundUp utilisé par la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), fut déclaré cancérigène humain probable par l’Organisation mondiale de la santé en 2015.

Sans oublier que tous les herbicides sont bannis en forêt publique au Québec depuis 2002.

En 2012, la Société de conservation ZICO de la Baie-de-Gaspé (SCZBG) a pris la relève dans le dossier des épandages des herbicides sur la voie ferrée. En ce qui concerne le comité sur les alternatives aux épandages d’herbicides sur la voie ferrée mis sur pied suite aux pressions de la part de la SCZBG puis abandonné par la SCFG en 2013, force nous est de conclure qu’il y a un manque de volonté. La MRC du Rocher-Percé faisait pourtant preuve de leadership en appliquait son règlement.  C’était en envoyant une demande en mars 2014 pour connaître la prochaine date de rencontre que nous avions appris qu’il n’y avait pas de rencontre prévue. Nous étions consternés par cela, ainsi que par le mauvais choix d’alternative (solution saline) et par l’épandage d’herbicides effectué encore une fois en 2013. Cependant, nous avions déjà fourni de l’information à la SCFG sur les effets néfastes des herbicides.

Nous avions également déjà indiqué plusieurs autres alternatives, dont la vapeur chaude, le traitement thermique (information fournie à la SCFG), le désherbage manuel (qui devait faire partie du programme 2013 à Barachois), les traverses en plastique recyclé (information fournie à la SCFG) et nous avions recommandé le balai mécanique lors d’un mini-sondage envoyé par la SCFG en 2013.  Le balai mécanique devait faire partie du programme 2013, mais nous étions sans nouvelles. Au printemps 2014, nous avons appris que la SCFG aurait procédé à un essai en 2013. Aucun rapport n’avait été produit, malgré les précisions à cet effet dans le programme 2013 et la photo de la voie ferrée que nous avons reçue n’avait ni identification de l’endroit ni date. De plus, la SCFG ne voulait plus poursuivre les investigations.

La SCZBG a néanmoins demandé, puisqu’il n’y avait pas de rapport rendant compte de l’essai du balai mécanique, qu’un nouvel essai, avec un rapport en bonne et due forme, soit effectué et que ce soit fait publiquement et indépendamment de la SCFG. Nous n’avons pas reçu de réponse ni d’ouverture au sujet des autres alternatives. Et pourtant, la SCFG savait que l’Allemagne est un chef de file mondial en matière de l’entretien de la voie ferrée sans herbicides.  À la suite des épandages annoncés en 2016, la SCZBG exige à nouveau que l’entretien soit effectué sans herbicides, afin de protéger la santé et l’environnement et de respecter les règlements municipaux.»

 

Complément d’information (2)

Ci-dessous, nos lecteurs trouveront les questions envoyées par Bleu FM à la MRC du Rocher-Percé et la Ville de Gaspé suivies des réponses conjointes de ces deux entités:

1- Que pensez-vous de l’épandage d’herbicides chimiques comme le glyphosate le long de la voie ferrée ?

Notre pemière priorité est de ramener un chemin de fer fonctionnel jusqu’à Gaspé dans les meilleurs délais. Plus de 33 000km de voie ferrée sont entretenus avec ce type de produits en Amérique du Nord, la situation de la SCFG est loin d’être unique.

2- Êtes-vous conscients de la nocivité de tels produits tant pour la flore, la faune que pour les humains ?

Nous savons qu’il existe des impacts environnementaux, comme il en existe lorsqu’il est utilisé en agriculture ou sur les terrains de golf, et ce, en plus grande quantité que sur le rail. Malgré tout, la SCFG a déjà fait des pas vers l’avant : elle a dilué de 75% le taux de glyphosate dans son herbicide. De surcroît, les autorités prévoient également des normes quant aux distances à respecter avec les milieux sensibles comme les cours d’eau ou les puits d’eau potable.

3- Est-ce que le règlement interdisant l’épandage de tels produits sur votre territoire est appliqué à la lettre. Si oui, est-ce que des amendes ont été émises à la SCFG ? Si non, pourquoi ?

On doit rappeler que, légalement, les règles provinciales ont préséance sur les règles municipales… et que les règles provinciales autorisent ce genre d’herbicides. De plus, comme municipalités ou MRC, on a la latitude pour appliquer ou non nos règlements, ou pour tolérer certains usages. Puisque notre première priorité est de ramener le chemin de fer en Gaspésie, nous mettons toutes nos énergies sur cet enjeu. D’autres solutions ont été analysées, mais n’ont pas le même rendement. Ce n’est pas pour rien que cette technique est utilisée sur l’ensemble du réseau ferroviaire nord-américain, et ce, incluant sur des tronçons situés en milieu très urbanisé. Ceci étant, nous avons toujours de l’ouverture pour que soient analysés des solutions offrant un rendement égal ou supérieur à un coût similaire.

 

Complément d’information (3)

Ci-dessous, nos lecteurs trouveront en substance les courriels envoyés à la MRC du Rocher-Percé, à la Ville de Gaspé de même qu’au député de Bonaventure, Sylvain Roy par Mme Margret Grenier, présidente de la SCZBG.

 

Le courriel envoyé Mme Margret Grenier, président de la SCZBGà la MRC du Rocher-Percé:

«Je vous écris à nouveau de la part de la Société de conservation ZICO de la Baie-de-Gaspé. Étant donné que le chemin de fer constitue un enjeu important dans notre région, j’ai déjà attiré votre attention sur un aspect : l’épandage d’herbicides sur la voie ferrée. Cette pratique nocive perdure, malgré les efforts déployés depuis des années pour y mettre fin (veuillez voir le document ci-joint). Parmi les herbicides utilisés par la Société du chemin de fer de la Gaspésie se trouve le Glyphosate, bien connu comme cancérigène humain probable. Les autres herbicides sont nocifs eux aussi.

En plus de mettre en péril la santé de la population et de l’environnement, la Société du chemin de fer de la Gaspésie contrevient aux règlements municipaux que possèdent plusieurs organismes municipaux le long de la voie ferrée, y compris la MRC du Rocher-Percé. Comme vous le savez, ces règlements empêchent l’épandage d’herbicides sur la voie ferrée entre autres. Il est en effet inconcevable d’enlever cette protection que ces organismes municipaux offrent à la santé de la population et de l’environnement.

Des alternatives existent ((veuillez voir le document ci-joint). En Europe, on se tourne de plus en plus vers des alternatives. Comme il y aura beaucoup de reconstruction des voies à faire, voici une occasion à saisir, en plus d’alternatives pour toute la voie ferrée.

 Nous faisons donc appel à vous pour porter ce dossier à la rencontre que vous aurez selon les médias avec le premier ministre du Québec monsieur François Legault en août.  Nous vous demandons également d’appliquer le règlement no 214-2007  de la MRC du Rocher-Percé. La MRC était toujours le chef de file dans ce dossier.  En tant que préfète, vous serez être d’une aide précieuse dans cet effort de mettre fin à la pratique nocive d’épandre des herbicides sur la voie ferrée.»

 

Le courriel envoyé par Mme Margret Grenier, président de la SCZBG à la Ville de Gaspé

«La Société de conservation ZICO de la Baie-de-Gaspé désire vous adresser un rappel concernant le dossier de l’épandage des herbicides sur la voie ferrée. Monsieur le maire, nous vous avons déjà donné de l’information sur les effets nocifs des herbicides, incluant le GLYPHOSATE, lequel est bien connu comme cancérigène humain probable (Organisation mondiale de la santé). Nous vous avons déjà donné de l’information sur des alternatives aussi. En Europe, on se tourne de plus en plus vers des alternatives.  Étant donné qu’il y aura beaucoup de reconstruction de la voie ferrée à faire, voici une occasion qu’il faut saisir, en plus d’alternatives pour toute la voie ferrée.  Nous vous demandons donc de porter ce dossier à la rencontre que vous aurez selon les médias avec le premier ministre du Québec monsieur François Legault en août.

Nous vous demandons également, à nouveau, d’appliquer le règlement de la Ville de Gaspé, le no 597-95, lequel empêche l’utilisation des herbicides sur la voie ferrée entre autres. Il serait en effet inconcevable d’enlever cette protection que la Ville de Gaspé offre à la santé de la population et de l’environnement. Nous vous demandons donc de réitérer l’appui que vous manifestiez dans le passé pour une voie ferrée sans herbicides.»

 

Le courriel envoyé par Mme Margret Grenier, président de la SCZBG au député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, le 14 août dernier.

Monsieur Sylvain Roy

Député de Bonaventure

Monsieur le député,

Je vous écris à nouveau de la part de la Société de conservation ZICO de la Baie-de-Gaspé.  Sachant que le chemin de fer en Gaspésie vous intéresse, j’ai déjà attiré votre attention sur un aspect : l’épandage d’herbicides sur la voie ferrée, de Matapédia jusqu’à Gaspé. 

Cette pratique nocive perdure, malgré les efforts déployés depuis des années pour y mettre fin (veuillez voir le document ci-joint). Parmi les herbicides utilisés par la Société du chemin de fer de la Gaspésie se trouve le Glyphosate, bien connu comme cancérigène humain probable. Les autres herbicides sont nocifs eux aussi.

En plus de mettre en péril la santé de la population et de l’environnement, la Société du chemin de fer de la Gaspésie contrevient aux règlements municipaux que possèdent plusieurs organismes municipaux le long de la voie ferrée, y compris la MRC de Bonaventure.  Ces règlements empêchent l’épandage d’herbicides sur la voie ferrée entre autres (veuillez voir le document ci-joint). Il est en effet inconcevable d’enlever cette protection que ces organismes municipaux offrent à la santé de la population et de l’environnement.

Des alternatives existent ((veuillez voir le document ci-joint). En Europe, on se tourne de plus en plus vers des alternatives.  Puisqu’il y aura beaucoup de reconstruction à faire, voici une occasion à saisir, en plus d’alternatives pour toute la voie ferrée.

Nous faisons donc appel à vous encore une fois, car en tant que député gaspésien qui se soucie de la santé et de la région, vous seriez  d’une aide précieuse dans cet effort de mettre fin à la pratique nocive d’épandre des herbicides sur la voie ferrée.  

Vous remerciant de votre attention, monsieur le député, nous espérons bénéficier de votre aide. Nous espérons aussi échanger avec vous si vous aurez la possibilité d’aller au rassemblement pour le retour du train le 18 août prochain à Gaspé.