samedi, 8/8/2020 | 7:57 EDT
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Le secteur sylvicole est sous tension

Le secteur sylvicole est toujours sous tension, alors que les négociations entre  le syndicat et le patronat achoppent toujours.

Pour qui suit l’actualité forestière depuis quelques années ne sera pas surpris d’apprendre que les négociations menant à une nouvelle convention collective entre le syndicat représentant les travailleurs sylvicoles et les entreprises agricoles prennent souvent des allures de chemin de croix. Or, la toute dernière convention collective est échue depuis décembre dernier, alors que les parties ne s’entendent toujours pas sur différents points. Le syndicat SNS-CSN, qui représente quelque 300 travailleurs en Gaspésie, demande une hausse salariale de 12% sur trois ans tandis que les patrons offrent 10,5%. Les autres points en litige sont le droit de refus, être payé lorsque le travailleur est en attente, les congés flottants et une convention collective renégociable aux trois ans pour le syndicat, alors que les entreprises souhaitent désormais renégocier aux cinq ans.

Ainsi, devant l’impasse qui perdure depuis des semaines, sept groupements forestiers du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie ont décidé de faire une sortie publique en forme de calumet de paix, via les médias, afin de trouver un terrain d’entente du fait que la saison forestière arrive à grands pas. Son porte-parole et directeur des Entreprises forestières et agricoles de Percé, Sylvain Réhel, admet que le métier de sylviculteur n’est pas facile et que son regroupement reconnaît que les conditions de travail doivent être améliorées mais que chaque partie doit faire sa part pour arriver à une entente.

 

René Martel, le président du syndicat, reçoit le message, mais rappelle que les groupements forestiers doivent aussi faire leur bout de chemin.

 

Reste que pour l’instant, René Martel et son syndicat opposent une fin de non recevoir à la perche que lui tend le patronat, mais ils demeurent toutefois à l’écoute

 

Par ailleurs, le syndicat fera une sortie publique mercredi prochain à Rimouski à 11h pour faire le point sur la situation.