samedi, 17/11/2018 | 10:47 EST
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Un délinquant sexuel se confie à Bleu FM

Le Programme d’évaluation, de traitement et de recherche pour les auteurs d’agression sexuelle est en vigueur à la prison de Percé depuis 2010. Qu’en est-il? À qui s’adresse-t-il? Comment traiter ces hommes qui ont commis des gestes atroces? Autant de questions auxquelles la diffusion de cinq reportages sur nos ondes vont tenter de répondre en commençant par un premier délinquant sexuel qui a accepté de se confier à Bleu FM derrière les barreaux.

 

Il est 12h30. La personne que vous venez d’entendre, c’est le grand patron de la prison, Christian Poirier, un gaillard au regard saisissant, qui visiblement en a vu de toutes les couleurs dans sa longue carrière. Après avoir passé des portes blindées, nous descendons des escaliers étroits qui longent des murs de couleur jaune et épais. L’ambiance glace le sang pour qui n’a jamais mis les pieds dans une prison. Nous choisissons d’un commun accord la salle où auront lieu les témoignages lors desquels M. Poirier sera présent sans broncher. Trente minutes plus tard, un agent des services correctionnels cogne à notre porte et fait entrer un détenu. Il a 49 ans, grisonnant et les traits tirés. Son regard est fuyant au premier contact. Ce délinquant sexuel a été reconnu coupable de production de pornographie juvénile sur des adolescentes qui ont un lien familial avec lui. Il les filmait nues à leur insu. M. Poirier lui lit un formulaire de consentement produit par le ministère de la Sécurité publique pour diffusion à Bleu FM. Gilles, c’est ainsi que nous l’appellerons pour protéger son identité, qui purge une peine de 21 mois, accepte volontiers. L’entrevue peut commencer. Êtes-vous un récidiviste?

 

Ce père de famille revient sur la thérapie de groupe en faisant valoir que l’idée c’est d’oser dire l’essentiel.

 

Conscient d’avoir fait du mal à autrui, Gilles, envisage sa réinsertion sociale avec «un peu d’anxiété et de nervosité» de revoir les proches, la famille, mais il entend bien mettre en application ce qu’il a appris lors de sa thérapie au moment de réintégrer la société.

 

Un reportage de notre journaliste, Thierry Haroun