jeudi, 18/7/2019 | 8:57 EDT
You are here:  / Nouvelles / Un expert confirme la violence envers les profs

Un expert confirme la violence envers les profs

La violence envers les professeurs existe bel et bien, et ce, depuis de nombreuses années, tranche un expert que Bleu FM a consulté donnant ainsi raison aux syndicats des enseignants qui ont fait une sortie publique sur nos ondes afin de faire bouger les choses.

Voici le dernier de trois reportages.

Il s’appelle Denis Jeffrey. Il est professeur titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval. Il a longuement étudié cette question que d’aucuns aimeraient bien mettre sous le tapis. L’un de ses ouvrages, publié en 2006 par Les Presses de l’Université Laval, est fort éloquent. Intitulé  » Enseignants dans la violence », cet ouvrage de plus de 200 pages, dont nous avons obtenu copie, s’appuie sur une vaste enquête, soit plus de 500 enseignants, laquelle émet des constats qui ont au moins l’avantage d’être claires.

Ainsi, on peut lire dans cet ouvrage (que nous recommandons fortement aux personnes intéressées par ce fléau) que « notre  enquête auprès de jeunes enseignants nous a permis de constater que la violence qu’ils vivent peut contribuer au désir de quitter l’enseignement s’ils ne se sentent pas soutenus dans leur travail. Cela signifie qu’un enseignant victime de violence qui se sent moins supporté par son milieu scolaire aura plus de chance qu’un autre de quitter la profession. Par ailleurs, il semble que le désir de quitter l’enseignement est moins lié à un événement de violence en particulier qu’à un ensemble d’incidents violents qui suscite chez l’enseignant un sentiment d’insécurité», entre autres constats. En entrevue à Bleu FM, le professeur Jeffrey, rappelle les diverses formes de violence auxquelles les professeurs font face.

 

Quand on le confronte aux réactions des commissions scolaires de la Gaspésie au titre de notre dossier, Denis Jeffrey, n’en est pas surpris.

 

En conclusion, il prône le dialogue entre les syndicats et les commissions scolaires afin de régler ce problème pour le bien de tous.