lundi, 19/8/2019 | 9:18 EDT
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Vendez ou opérez, lance une vaste coalition

Trois semaines après avoir lancé un appel à la mobilisation en faveur du maintien des activités de l’usine Crustacés de Gaspé, le syndicat Unifor se réjouit que plusieurs des élus et des acteurs de la région adhèrent au mouvement. Notre journaliste, Thierry Haroun, a parlé à Unifor, mais également à la députée de Gaspé, Méganne Perry-Mélançon qui souhaite un dénouement heureux pour les travailleurs par la relance de cette usine.

Ils sont maintenant nombreux à faire pression sur la direction de Crustacés de Gaspé suivant l’annonce récente de la fermeture de l’usine située à Grande-Rivière, jetant à la rue 80 personnes par la même occasion, et ce, à l’aube de l’ouverture de la pêche avec une hausse du quotas de crabe à la clé. Plusieurs s’en sont offusqués au départ, alors que peu croyaient aux trois motifs invoqués alors par la direction pour justifier sa fermeture, dont le manque de main-d’oeuvre. C’est que voilà, les langues se sont déliées depuis suivant la couverture médiatique, lesquelles se rangeant davantage à la thèse du syndicat Unifor selon laquelle c’est plutôt la syndicalisation des employés qui aurait poussé l’employeur à mettre la clé sous la porte au moment même où une première convention collective était sur le point d’être signée.

Investisseurs prêts à acheter et opérer l’usine, rappelle Unifor.

Donc,  pression menant, le syndicat Unifor a réussi depuis à réunir autour de la même table, voilà quelques jours à peine, pas moins de quatre ministères, dont celui du Travail et de l’Économie, les trois députés provinciaux de la Gaspésie-les-îles, la MRC du Rocher-Percé, Québec solidaire, le NPD, le Bloc québécois, une chambre de commerce, le Fonds de solidarité FTQ, entre autres, afin de faire pression sur la direction pour qu’elle mette enfin cartes sur table. En clair, le message étant le suivant: vendez ou opérez. D’autant plus qu’il y aurait des gens d’affaires prêts à allonger les sommes nécessaires pour rouvrir l’usine avec l’appui plein et entier de la municipalité de Grande-Rivière, avec au premier chef, son maire, Gino Cyr, qui a été le premier des élus de la région à demander à la direction de dévoiler ses intentions quant à l’avenir de l’usine.

On peut maintenant entendre le directeur d’Unifor, section Québec, Renaud Gagné, sur les tout derniers développements portant sur cette vaste mobilisation, dont on vient de parler.

 

Qui plus est, Unifor entend déposer une requête contre la direction de Crustacés de Gaspé devant le Tribunal administratif du travail.

 

Parmi les élus qui demandent à la direction de l’entreprise de rendre des comptes, il y a la députée de Gaspé, Méganne Perry-Mélançon, qui estime désormais que la balle est dans le camp de la direction de l’entreprise.

 

Depuis la diffusion d’un communiqué  en mars dernier par la direction de l’entreprise confirmant la fermeture de leur usine à Grande-Rivière, celle-ci n’a pas cru bon retourner nos appels pour obtenir de plus amples précisions sur le débat qui a cours sur la place publique. Enfin, à noter aussi que la députée fédérale de la Gaspésie-les-îles, Diane Lebouthillier, a aussi, dès les début de cette histoire, apporté son soutien à ceux et celles qui ont perdu leur emploi dans le cadre de leur reclassement au sein d’autres usines de transformation de poisson de la région.

(Sur la photo : l’affiche installée tout récemment par le syndicat Unifor devant l’usine Crustacés de Gaspé fermée depuis le mois dernier)