Alors que les consultations sur le projet de loi 71 sont en cours, une législation qui vise à « moderniser » le régime d’assistance sociale québécois, le Collectif pour un Québec sans pauvreté tient à faire entendre son mécontentement.
Parmi les principales critiques adressées à la réforme de la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau, le Collectif déplore qu’aucune augmentation des prestations d’assistance sociale ne soit prévu, qu’il y a des reculs pour les personnes avec des contraintes temporaires à l’emploi, particulièrement celles avec des enfants à charge de moins de 5 ans et celles de 58 ans et plus, soit des compressions de 100 millions $.
L’organisme de défense des plus démunis note aussi les impacts négatifs plus importants pour les femmes. Il insiste sur l’importance de l’accompagnement des personnes dans un contexte de dégradation généralisée de l’accès aux services publics et que les avancées proposées par la ministre sont timides, et ne profiteront qu’à une minorité de personnes.
Enfin, le Collectif, tient à dire que les personnes vivant seules bénéficiant de programme d’Aide sociale, par exemple, disposent d’un revenu annuel de 11 245 $, de quoi couvrir à peine 46 % de leurs besoins.







