Plus de 3 millions de personnes ont été approuvées au pays pour recevoir des soins dans le cadre du Régime canadien de soins dentaires. Et 23,567 fournisseurs de soins de santé buccodentaire prodiguent des soins à la population canadienne au titre de ce programme, ce qui représente 90% de l’offre.
Par ailleurs, plus de 1,2 millions de canadiens ont profité de ce Régime depuis sa mise en service il y a un an. Le Régim apporte également aux patients un soulagement financier, permettant aux gens admissibles d’économiser en moyenne 791 $ en couvrant une vaste gamme de soins buccodentaires, selon la documentation fédérale. « Il s’agit d’un programme transformateur qui fait une différence dans la vie des Canadiens. », a fait valoir le ministre canadien de la Santé Jean-Yves Duclos.
De son côté toutefois, l’Association des denturologistes du Québec dénonce les obstacles administratifs du Régime. Depuis le 1er novembre, cette association constate que la grande majorité des demandes de préautorisations pour prothèses partielles sont refusées par l’administrateur du programme, le plus souvent sans justification adéquate, précise l’Association dans un communiqué. ‘’ Cela cause de la frustration tant pour les patients que pour les professionnels, empêchant les bénéficiaires de recevoir les soins auxquels ils ont droit », a ajouté Benoit Talbot, président de l’Association.
De nombreuses demandes sont également refusées parce qu’elles ne contiennent pas de radiographies, ce qui est pourtant une exigence optionnelle dans les critères du Régime, poursuit l’Association. Celle-ci recommande d’ailleurs de simplifier et alléger les processus administratifs liés aux demandes de préautorisation, de réviser les critères d’évaluation pour garantir qu’ils reflètent les besoins des patients et les réalités de la pratique et de garantir une transparence accrue dans les décisions de l’administrateur.







