Le bureau de la Protection de la faune de Chandler, qui a traité 45% des signalements d’actes illégaux en Gaspésie l’an dernier, serait-il voué à une fermeture éventuelle ou du moins réduit à sa plus simple expression avec un seul agent d’ici l’an prochain voire un abandon sans renouvellement de bail, comme ç’aurait été le cas ailleurs ? Ce qui ne serait pas étranger à des départs à la retraite qui ne seraient plus comblés, selon nos informations. C’est ce que craint du moins le Syndicat des agents de protection de la faune du Québec et c’est ce à quoi tente de répondre une enquête de la salle des nouvelles de Bleu FM débutée il y a quelques semaines et dont voici le premier d’une série de reportages.
Ainsi, selon nos informations, l’effectif qui oscillait de six à sept agents entre 2007 et 2016 voire plus de 20 agents dans les années 1990, a été réduit graduellement avec le temps alors qu’ils ne sont plus que deux agents à Chandler ces jours-ci et seulement un seul prévu l’an prochain, selon nos informations. Ce que confirme Martin Perreault, le président provincial du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec.
On craindrait à terme la fermeture du bureau de Chandler. Voici notre échange :
La fermeture récente du bureau de la Faune de Grande-Vallée serait symptomatique du mode opératoire du ministère de la Faune ce qui n’augure rien de bon pour la couverture des actes illégaux et autres signalements, selon M. Perreault.
Chose certaine, le syndicat que préside M. Martin Perreault demande au ministère de donner l’heure juste afin d’y voir plus clair pour la suite.
En complément d’information, et dans une perspective plus large, M. Perreault a également fait valoir en entrevue à la salle des nouvelles de Bleu FM que le bureau de la Protection de la faune à Matagami fermerait en 2026 du fait d’un bail non-renouvelé. Il semblerait que le ministère ait dit aux agents de la faune de vider leurs bureaux. Et qu’il n’y aurait plus d’agents de la faune au bureau de Radisson ni à celui de La Pocatière, toujours selon M. Perreault.
La réponse du ministère qui se fait rassurant
Dans une réponse écrite à la salle des nouvelles de Bleu FM, le Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs s’est fait rassurant concernant le bureau de Chandler notant que « l’assignation des nouveaux agents de protection de la faune à la suite de leur formation tient compte des besoins opérationnels de l’ensemble du territoire québécois et des intérêts identifiés par les aspirants dans le cadre du processus de dotation. Aucune orientation à la PFQ (Protection de la faune du Québec) vise actuellement à ne pas remplacer les départs à la retraite. »
Bail toujours en vigueur à Chandler
Toutefois, concernant la crainte de la fermeture du bureau de Chandler, le ministère a courtement dit que « le bail des installations physiques à Chandler est actuellement en vigueur. »
Maintenant, au sujet des conséquences de la baisse d’effectifs sur la couverture du territoire, le ministère assure que « la couverture du territoire et le traitement des signalements reçus en Gaspésie sont assurés par les agents de protection de la faune du District Sud-Est en collaboration avec l’ensemble des APF (agents de la protection de la faune) de la province et les assistants à la protection de la faune répartis dans le District. »
Couverture optimale du territoire québécois
Le ministère poursuit en précisant que «cette collaboration contribue activement au maintien du niveau de service en région. Avec la nouvelle cohorte d’agents de protection de la faune débutant prochainement, Enfin, la PFQ (Protection de la faune du Québec ) réaffirme son engagement à déployer plus d’agents de protection de la faune au bon endroit et au bon moment afin d’offrir un service de qualité et une couverture optimale du territoire québécois. »
Pour faire un signalement
Enfin, la Protection de la faune du Québec rappelle l’importance de la collaboration de la population dans le signalement des actes de braconnage, élément clé de nombreuses enquêtes. Tout acte de braconnage ou tout geste illégal allant à l’encontre de la faune ou de ses habitats doit être rapporté à la centrale SOS Braconnage – Urgence faune sauvage par téléphone au 1 800 463-2191, par courriel à centralesos@mffp.gouv.qc.ca
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