Ottawa a établi des mesures supplémentaires pour gérer les risques que peuvent représenter les produits appelés « produits chimiques éternels » ou SPFA, qui se trouvent fréquemment dans des objets de tous les jours, comme les vêtements, les dispositifs électroniques, les emballages alimentaires ou encore les cosmétiques.
Les SPFA forment une catégorie de milliers de substances synthétiques extrêmement persistantes. Elles sont utilisées dans un large éventail de produits en raison de leur capacité à repousser l’huile et l’eau ou de leurs propriétés antiadhésives. L’exposition aux SPFA peut avoir des effets néfastes sur plusieurs organes et systèmes, y compris le foie, les reins, la thyroïde, le système immunitaire, le système nerveux, le métabolisme et le poids corporel, ainsi que sur la reproduction et le développement. Dans l’environnement, les SPFA sont nocives pour les espèces sauvages et peuvent s’accumuler dans les organismes vivants.
La première phase des mesures du gouvernement sur les SPFA toucheront les mousses extinctrices ainsi que sur la protection accrue des pompiers et de l’environnement. Quant à la deuxième phase, elle portera sur la réduction de l’exposition dans des produits qui ne sont pas essentiels pour préserver la santé et la sécurité humaines ou protéger l’environnement. Il s’agit notamment de produits comme les cosmétiques, les matériaux d’emballage alimentaire et les textiles.
D’ici le 7 mai, les Canadiens sont invités à fournir leurs commentaires sur l’Approche de gestion des risques et le projet de décret visant à ajouter la catégorie des SPFA, à l’exclusion des fluoropolymères, à Loi canadienne sur la protection de l’environnement







