C’est avec beaucoup de préoccupation que l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, dont font partie la Nation Micmac de Gespeg, le Conseil de bande des Micmacs de Gesgapegiag et le Gouvernement de la Première Nation de Listuguj a pris connaissance du projet de loi n° 97, visant à moderniser le régime forestier déposé la semaine dernière.
L’apparence d’ouverture montrée par la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maité Blanchette-Vézina, lors de rencontres préalables au dépôt du projet de loi ne semble aujourd’hui pas se traduire dans le texte proposé, selon l’APNQL qui constate même qu’en certains aspects, une direction opposée aux recommandations faites par les communautés et organisations des Premières Nations a été choisie.
« Le libellé du projet de loi est extrêmement surprenant et décevant » a déclaré le Chef de l’APNQL, Francis Verreault-Paul qui rappelle que le projet de loi a été déposé alors qu’une délégation historique des chefs se trouvait à l’Instance permanente des Nations unies sur les questions autochtones afin de défendre ses droits.
Toujours selon le APNQL, l’établissement d’une politique de consultation des communautés autochtones tel que prévu dans le projet de loi ne peut régler à elle seule les enjeux de gouvernance, de partage des retombées, du respect des droits et de la protection de la biodiversité.







