Après la MRC du Rocher-Percé, c’est au tour du cabinet de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Mme Maïté Blanchette-Vézina, d’opposer une fin de non-recevoir à Chandler dans le cadre de sa démarche entamée l’automne dernier visant à imposer un moratoire sur les coupes forestières sur les bassins versants de la rivière à saumon Petit-Pabos, a appris Bleu FM.
Rappelons d’abord qu’en février dernier la MRC du Rocher-Percé avait opposé une fin de non-recevoir à la demande d’appui de Chandler dans sa démarche envers Québec, entamée par voie de résolution en octobre 2024, visant à décréter un moratoire sur les coupes forestières dans les secteurs des bassins versants entourant la rivière Petit-Pabos.
Une décision qui avait grandement déçu les autorités municipales à l’époque. L’enjeu était devenu tel, que la MRC du Rocher-Percé avait tenu à faire le point sur la situation dans un communiqué datée du 5 mars suivant notant entre autres que « le secteur est déjà visé par pas moins de 420 mètres de protection en moyenne autour de la rivière Petit-Pabos et que 30 % du territoire n’a jamais subi d’activités de coupes forestières. »
Des appuis
Par ailleurs, ce dossier a continué à faire couler de l’encre du seul fait que depuis la décision de la MRC de ne pas appuyer Chandler, plusieurs organismes reconnus ici comme à l’échelle de la province ont, par lettre, tenu à appuyer la demande de la Ville de Chandler dans sa démarche auprès de Québec. Des lettres, dont Bleu FM a pu consulter, qui ont été produites par l’Action boréale, la Société pour la nature et les parcs du Canada ( section Québec ), l’École de permaculture et d’agriculture innovante de Val-d’Espoir, la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, la Fédération québécoise des gestionnaires de Zecs, l’Association des pêcheurs sportifs de la Bonaventure, Solidarité Gaspésie et la fondation rivières, entre autres.
Le ministère dit non à Chandler
Or, ce dossier prend un nouveau tournant. Sollicité par la salle des nouvelles de Bleu FM pour un commentaire dans le cas précis de Chandler et au titre de nos révélations, le cabinet de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Mme Maïté Blanchette-Vézina, nous a répondus par courriel, lequel ferme la porte à un moratoire éventuel. Le message se lit comme suit :
« Les projets d’aire protégée qui ont été déposé au MELCCFP ( NDLR : ministère de l’Environnement ) dans le cadre de son appel à projet pour atteindre la cible de 30% du territoire d’ici 2030, feront l’objet d’une analyse en fonction de critère précis et d’objectifs de protection de la biodiversité. Une demande de moratoire sur un projet d’aire protégée durant le processus de sélection des projets retenus n’est pas une option retenue par le gouvernement. »
« D’ailleurs, poursuit le cabinet de la ministre, comme le MELCCFP en a fait mention dans le descriptif des trois étapes de son processus de sélection des projets, les activités de mise en valeur des ressources naturelles et du territoire pourront se poursuivre sur les territoires visés par les propositions d’aires protégées, jusqu’à l’obtention du consensus gouvernemental final, le cas échéant. »
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