Le discours qu’a prononcé le premier ministre désigné du Québec, Paul St-Pierre-Plamondon, le soir de son élection est digne d’un premier ministre d’autant qu’il a tendu la main à tous les autres chefs de partis de même qu’au premier ministre du Canada, Mark Carney.
Voilà qui donne le ton à un discours qui aura duré environ 25 min. Des discours de premiers ministres désignés on en a beaucoup entendus, la plupart sont convenus, prudents ou parfois arrogants, mais cette fois-ci Paul St-Pierre Plamondon a fait un discours qui marquera l’histoire assurément tant par la main tendue destinée aux autres partis politiques, mais également au gouvernement canadien, ce qui démontre probablement qu’il n’y aura pas la rupture attendue entre Québec et Ottawa.
Des larmes
Est-ce le fait d’un gouvernement minoritaire, peut-être? Mais le ton était franc, amicale, sincère et joyeux. Les larmes aux yeux lui venaient facilement: fébrilité et fatigue obligent.
Le respect pour le service public
À noter que son respect pour le service public émanait dans cette seule déclaration envers la première ministre sortante démontrant, de ce fait, de l’importance de tendre la main.
Qui plus est, et c’est probablement une première dans l’histoire du Québec, il admet qu’il y a du bon dans chacun des programmes politiques de ses opposants et qu’il vaut la peine d’y jeter un regard pour la prochaine mise à jour économique. Écoutez bien :
Maintenant, nous l’avons rencontré à Gaspé à quatre jours de l’élection. Bleu FM a eu l’occasion de lui demander si un ministère des Régions pourrait être envisageable. À cela, il a froidement accueilli notre proposition.
La Gaspésie au conseil des ministres ?
Qu’importe, ce qui compte c’est que la Gaspésie soit assise au Conseil des ministres: c’est ce que l’on souhaite.
(NDLR: crédits sonores des trois premières clips : Société Radio-Canada)
Reportage complet :







