« Le coût complet d’un projet routier est influencé par différents facteurs », a fait savoir Transports Québec au service des nouvelles de Bleu FM via une lettre que nous avons obtenue par la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.
Le service des nouvelles de Bleu FM avait appris récemment que la raison pour laquelle Transports Québec n’avait pas asphalté 1,3 km du Chemin des Bois à Grande-Rivière, comme prévu dans son programme 2026, s’expliquait par des coûts beaucoup plus élevés qu’estimés au départ par ce ministère au titre du prix proposé par le seul soumissionnaire. De ce fait, seulement 450 mètres ont été asphaltés au coût de 514 000$ suivant un second appel d’offres, soit plus de 1000$ par mètre asphalté.
On rappellera que le maire, Gino Cyr, avait fait une sortie en règle sur nos ondes pour déplorer cette situation.
Demande d’accès à l’information
Maintenant, nous avons poursuivi nos recherches via une demande d’accès à l’information auprès de Transports Québec pour savoir s’il existait des comparatifs du coût moyen par kilomètre asphalté sur le réseau routier du Québec, incluant les données les plus récentes disponibles ainsi que, le cas échéant, les coûts ventilés par région administrative ou par MRC.
Il nous a été expliqué par lettre que « le droit d’accès ne porte que sur les documents dont la communication ne requiert ni calcul ni comparaison de renseignements », conformément à la loi.
Chaque projet est unique
Toutefois, le ministère nous a transmis de l’information pour le moins pertinente au titre du dossier qui nous intéresse à savoir que « le coût complet d’un projet routier est influencé par différents facteurs techniques, économiques et sociaux. De plus, chacun des projets est unique, puisque la nature des travaux, des sols en présence, des zones de climats, du trafic et des conditions de réalisation diffère constamment, et ce, souvent à l’intérieur d’un même projet. »
Comparaisons de coûts moyens
Dans ce contexte, poursuit le MTQ aux services des nouvelles de Bleu FM, « les comparaisons de coûts moyens sont peu représentatives de la réalité. Les différences notées entre les coûts des projets peuvent donc être très importantes par la nature même des travaux réalisés qui sont pourtant, en apparence, semblables. »
Exemples des principaux éléments qui expliquent les différences de coûts moyens d’un projet à l’autre qui nous sont présentés par le MTQ
– La différence dans le contenu du projet, comme la construction ou non d’ouvrages d’art (structures), de ponceaux, de remblais légers ou de glissières de sécurité, les distances de transport, les ouvrages temporaires, la signalisation et le contrôle de la circulation pendant les travaux, l’aménagement des abords de route, la signalisation routière, etc.;
– La longueur de la route faisant l’objet d’une construction ou d’une reconstruction. Plus cette longueur est grande, plus les frais fixes normalement associés à un projet routier peuvent être répartis sur un nombre important de kilomètres, permettant d’obtenir un coût unitaire ($/km) plus faible ;
– Et le profil et la nature du terrain naturel qui influencera l’importance des volumes de remblais et de déblais (présence de roc, de sols argileux ou autres).
Autre précision
Aussi, il est important de mentionner, lit-on dans la lettre qui nous a été envoyée, « que les éléments cités plus haut influencent les coûts des projets de façon beaucoup plus importante que la région administrative et l’année dans laquelle les travaux ont été réalisés. »
Écouter le reportage complet :
GRANDE-RIVIÈRE : LE MTQ REFUSE DE PAYER 1,3M$ POUR ASPHALTER 1,3 KM CAR TROP CHER







