La réforme gouvernementale menace non seulement la démocratie syndicale, mais aussi la capacité des syndicats à défendre des causes sociales. C’est le message sans équivoque émis hier par le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Gaspé concernant le projet de loi 3.
L’organe juge que cette pièce législative aura de sérieux impacts sur la vie démocratique des instances syndicales, leur engagement social ainsi que sur leurs finances.
En effet, et toujours selon les enseignants du cégep, ce projet de loi comporte plusieurs éléments forts préoccupants comme l’ingérence du gouvernement dans les statuts, les règlements et les procédures en Assemblée générale; l’obligation de voter pour une cotisation facultative afin de financer des actions précises touchant les enjeux sociétaux de même que l’obligation pour les associations accréditées de faire vérifier les états financiers en conformité avec les principes comptables généralement reconnus.
Pour un syndicat de la taille de celui du Cegep de Gaspé, ces nouvelles exigences entraîneraient des coûts supplémentaires d’au moins 3000$ par année déplore, Yves-Daniel Garnier, président de cette instance, ajoutant que les syndicats « sont non seulement essentiels pour l’amélioration des conditions de travail de milliers de travailleurs et travailleuses, mais ils ont un très grand rôle à jouer pour la justice sociale et la vie démocratique . »







