À la CNESST, peu importe que ce soit des dossiers d’équité salariale ou de réclamation pour des lésions professionnelles, les délais de traitement sont déjà trop longs, déplore le Syndicat de la fonction publique.
Le syndicat dénonce du même souffle que des économies de bout de chandelle se fassent encore une fois sur le dos des travailleurs et s’oppose donc fermement aux compressions annoncées à la CNESST qui entraînent la suppression de l’équivalent de 250 postes à temps plein, soit près de 5 % des effectifs. Ces coupes touchent les travailleurs vulnérables : celles et ceux en quête d’équité ou avec des lésions professionnelles.
Ces choix budgétaires de Québec se traduiront par des délais inacceptables, des enquêtes retardées et une baisse du nombre de vérifications effectuées, poursuit le SCFP. La mise à pied de professionnels spécialisés réduira l’expertise disponible dans les équipes et nuira inévitablement à la qualité des interventions.
L’organe syndical constate déjà les effets sur le terrain, plusieurs dossiers ayant changé de mains à la suite des annonces de compressions. En plus de prolonger les délais de traitement des dossiers de la Commission, ces coupures compliqueront le travail des enquêteurs, lesquels devront faire plus de recherches pour effectuer leur travail, précise le SCFP qui compte 143 000 membres.







