La Commission de la représentation électorale est grandement préoccupée par la décision des élus de modifier le nom de cinq circonscriptions par des projets de loi.
En effet, la semaine dernière, l’Assemblée nationale a adopté les projets de loi 395, 795, 797, 890 et 996 pour remplacer les noms des circonscriptions électorales de Matane-Matapédia, de Laporte, de Rivière-du-Loup-Témiscouata, de Vimont et d’Arthabaska. Ces noms deviennent Matane-Matapédia-Mitis, Pierre-Laporte, Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques, Vimont-Auteuil et Arthabaska-L’Érable.
Les commissaires déplorent d’abord que les élus s’approprient l’un des mandats dévolus à la Commission depuis 1979. Qui plus est, ils procèdent à des changements de nom dans un contexte différent de celui prévu par la Loi électorale. Les commissaires rappellent que la Loi prévoit que la responsabilité de modifier le nom des circonscriptions appartient à la Commission, qui doit le faire lorsqu’elle revoit la carte électorale.
« Si chaque élu peut dorénavant revoir le nom de sa circonscription à sa guise, par l’entremise d’un projet de loi, cela remet sérieusement en question le processus neutre et indépendant que les parlementaires ont confié à la Commission depuis plus de 45 ans », souligne le président de la Commission et directeur général des élections, Jean-François Blanchet.







