Le manque de pharmaciens dans les établissements de santé au Québec, notamment en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, entrave les soins aux patients. S’appuyant sur les résultats de sa dernière enquête sur les effectifs, l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) insiste sur les conséquences de cette pénurie.
Dans un communiqué émis ce matin, l’Association indique que celle-ci nuit à l’offre de soins pharmaceutiques et à l’usage optimal des médicaments. De plus, elle prive le réseau de professionnels en mesure d’améliorer l’accès aux soins de santé. La situation est d’autant plus préoccupante, rappelle l’APES, que le gouvernement n’agit pas sur les causes qui exacerbent la pénurie en refusant d’entreprendre le processus de négociation pour le renouvellement de l’entente de travail des pharmaciens d’établissement. Cette entente est maintenant échue depuis près de deux ans.
Ainsi, l’APES indique que dans les urgences de notre région, 100% des besoins en pharmaciens pour prodiguer des soins pharmaceutiques sont non comblés. Ces soins y sont toutefois névralgiques et des études démontrent qu’un nombre considérable de visites sont dues à des problèmes liés aux médicaments.
En dialyse rénale, 66 % des besoins en pharmaciens sont non comblés, en dépit de la vulnérabilité aux médicaments des patients dialysés dont la capacité de filtration des reins est diminuée, précise l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec.
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