En cette période électorale, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale interpelle à nouveau tous les partis dans l’espoir que les plateformes politiques fassent de la lutte contre la violence conjugale un engagement de campagne.
90 femmes et les 14 enfants tués
La violence conjugale coûte des vies, mais aussi la santé des femmes et des enfants. Derrière les 90 femmes et les 14 enfants tués en contexte de violence conjugale depuis 2020, il y en a des milliers d’autres qui subissent des conséquences dévastatrices : syndrome de stress post-traumatique, traumatisme craniocérébral, tentatives de suicide, dépression, troubles anxieux et c’est sans parler de l’isolement de même que la perte d’estime de soi, avance l’organisme.
Parmi les constats soulevés, il est dit que les maisons d’aide et d’hébergement ne parviennent pas à aider toutes les femmes qui en ont besoin, que de nombreux obstacles nuisent à la sortie de la violence et à la défense des droits des victimes et que l’égalité des genres est mise à l’épreuve par des discours antiféministes.
La circulation d’idées et de propos misogynes et masculinistes a un impact concret sur la vie des filles et des femmes, sur leur trajectoire individuelle et collective, et dans leurs relations intimes.







