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La violence des élèves à l’école a de sérieuses conséquences

Archives Bleu FM
28 octobre 2025
Un reportage de Thierry Haroun

Les travailleurs du soutien scolaire au Québec sont exposés à des conditions de travail qui mettent leur santé physique et psychologique en péril ici en Gaspésie comme ailleurs en province. Une violence qui provient particulièrement des élèves. Bleu FM résume cet important enjeu scolaire.

C’est ce que nous apprend un sondage mené par la Fédération des employés de services publics – CSN auprès de 6 129 membres du secteur, dont 89 % sont des femmes. Les résultats concernant la violence au travail sont extrêmement troublants, fait valoir le syndicat. Ainsi, plus de la moitié des répondants ont été victimes de menaces de violence physique (56 %) ou de violence physique directe (52 %), des taux largement supérieurs à ceux observés en 2022 dans l’enquête de l’INSPQ qui étaient de 27 % et 37 % respectivement.

Agressions provenant principalement des élèves

Ces agressions proviennent principalement des élèves (54 % pour les menaces, 52 % pour les violences physiques), mais aussi, dans de plus faibles proportions, de parents, de collègues et de membres de la direction. Les types d’agressions vécues sont variés et souvent graves : cris avec colère (61 %, dont 29 % chaque semaine), langage grossier (62 %), menaces de mort (14 %), attaques avec objets (24 %), et même des conduites déplacées à caractère sexuel (propos 18 %, gestes 9 %), incluant des attouchements (5 %). On notera aussi 735 personnes ont témoigné avoir été menacées de mort, dont 122 au moins une fois par semaine; 247 personnes ont avoué s’être fait toucher les parties intimes.

Des situations qui ne devraient se produire dans aucun milieu de travail, rappelle avec la raison le syndicat.

Risques psychosociaux

On ne sera pas surpris non plus d’apprendre que les risques psychosociaux sont également très présents. Une forte proportion des répondants rapporte une demande psychologique élevée (65 %), un faible de soutien de leurs supérieurs (35 %), une faible reconnaissance (47 %) et une faible latitude décisionnelle (55 %). Ces facteurs contribuent à une détresse psychologique importante : 48 % des personnes sondées présentent un niveau élevé de détresse psychologique, dont 13 % à un niveau très élevé.

Le syndical appelle Québec à l’aide

Enfin, le syndicat réclame une intervention urgente du ministère de l’Éducation et des centres de services scolaires pour mettre en place des mesures concrètes visant à protéger la santé et la sécurité du personnel de soutien.

En Gaspésie aussi

Maintenant, ce syndicat n’a pas de membres en Gaspésie. Les travailleurs du soutien scolaire dans notre région sont représentés par la CSQ que nous avons joints. Et son président Éric Gingras indique que ses membres et sa centrale syndicale se reconnaissent dans ce type de violence et dans ce sondage.

Et la Gaspésie ne fait pas exception. À nouveau M. Gingras.

Les techniciennes en éducation spécialisée, les éducatrices en service de garde, les préposées aux élèves handicapées, entre autres.

Écouter le reportage complet :

Violence dans les écoles : la ministre Lebel sommée d’intervenir

Thierry Haroun

Thierry Haroun

Journaliste au service des nouvelles de Bleu FM depuis plusieurs années, Thierry Haroun couvre l’actualité locale, régionale et nationale.

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