Le projet de loi du gouvernement Legault visant à encadrer la gouvernance et la transparence des syndicats soulève l’ire des syndicats.
La CAQ parle de rendre une partie des cotisations syndicales facultatives. « Ce gouvernement est en train de perdre la tête ! », a tonné Magali Picard, présidente de la FTQ, lequel syndicat ne peut que dénoncer la nouvelle attaque du gouvernement de François Legault contre le monde du travail, lit-on dans la sortie publique de la plus grande centrale de la province.
La CAQ songerait à rendre une partie des cotisations syndicales facultatives afin de tenter de museler les organisations syndicales pour les empêcher de faire de l’action politique, poursuit Mme Picard.
Elle précise plus que loin les cotisations syndicales servent entre autres à représenter les travailleurs auprès de leurs employeurs, mais aussi pour faire pression sur les gouvernements pour défendre le filet social de toute la population du Québec, syndiquée ou non.
Une attaque illégitime
Une attaque illégitime envers un modèle qui a fait ses preuves, lance de son côté, Unifor Québec, qui a plusieurs membres ici en Gaspésie, particulièrement dans le secteur des pêches.
Les informations ayant fuité révèlent des mesures lourdes de conséquences : scission des cotisations syndicales en portions obligatoire et facultative, votes obligatoires au scrutin secret sur la fixation des cotisations dans chaque milieu de travail, divulgation détaillée des rémunérations et dépenses, et possibilité pour les membres de se soustraire à une partie de la cotisation, déplore Unifor.
Enfin, ce syndicat dénonce vivement une attaque qu’il qualifie de frontale contre la capacité des syndicats à représenter efficacement leurs membres.







