Le maire de Grande-Rivière, Gino Cyr, est clair, le train ne passera pas dans sa municipalité si Québec n’assouplit pas ses normes quant aux nouvelles orientations gouvernementales en aménagement du territoire en vigueur.
Cette sortie sans équivoque du maire est en droite ligne avec la résolution de la Ville que Bleu FM a consultée qui indique entre autres qu’une disposition au cadre normatif visant à atténuer les nuisances et réduire les risques d’origine anthropique relatifs au transport routier, ferroviaire et aérien ainsi qu’aux sources fixes de bruit révèle un préjudice majeur au développement de plusieurs secteurs de la Ville de Grande-Rivière; considérant que ladite disposition prévoit de prohiber tout nouveaux usages sensibles à l’intérieur d’une distance minimale de 300 mètres de la voie ferrée qui traverse le territoire de la Ville de Grande-Rivière, d’est en ouest, sur une distance de plus de 10 km notamment dans sa zone d’urbanisation; considérant que la Ville de Grande-Rivière a recensé un total de 196 lots vacants à vocation résidentielle et/ou locatifs incluant les lots issus de plans de lotissements à des fins de développement domiciliaire qui seraient affectés par cette mesure et que le conseil municipal se prononce contre l’application de la nouvelle disposition du cadre normatif visant à atténuer les nuisances et réduire les risques d’origine anthropique relatifs au transport routier, ferroviaire et aérien ainsi qu’aux sources fixes de bruit, et demande que la mesure du 300 mètres soit modulée selon les particularités de son territoire, voire abandonnée au bénéfice du développement et de la vitalité de sa communauté.
On peut entendre la maire.
Il poursuit son argumentaire.
Bref, à défaut d’être entendu par Québec, le train devra contourner Grande-Rivière. À nouveau M. le maire.
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