Depuis février 2024, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale tente d’obtenir une rencontre avec le ministre responsable des services sociaux, Lionel Carmant, pour lui faire part des problématiques grandissantes auxquelles font face les maisons d’aide et d’hébergement en violence conjugale.
Dans un document, l’organisme indique que son réseau a recueilli plus de 160 lettres d’appui de partenaires aux quatre coins de la province qui soutiennent le Regroupement dans ses revendications de financement. Municipalités, écoles primaires et secondaires, milieux de travail, CEGEP, universités, tous soulignent le travail inestimable des maisons d’aide et d’hébergement, leur apport dans la communauté et la nécessité qu’elles disposent d’un financement adéquat.
Malgré des rencontres avec des conseillères politiques, les demandes répétées pour travailler avec le Ministre Carmant sur des solutions financières n’ont trouvé aucun écho depuis près de 10 mois. Après deux budgets consécutifs sans aucune bonification pour les maisons, les impacts se font sentir pour les femmes et les enfants qui ont besoin d’une aide immédiate, que ce soit en hébergement ou en services externes. Taux d’occupation moyen de 98% en 2023-2024, durée de séjour en augmentation, apparition de listes d’attente pour recevoir des services de consultation et d’accompagnement hors hébergement, manque de personnel, font parties de la réalité du Regroupement.
L’organisme estime le manque à gagner à 55,4 millions de dollars pour l’ensemble des maisons.







