Dans un communiqué émis il y a peu, la MRC du Rocher-Percé a tenu à faire le point concernant la demande de moratoire sur les coupes forestières dans le secteur de la rivière Petit-Pabos .
On rappellera d’abord que la MRC du Rocher-Percé a opposé récemment une fin de non-recevoir à la demande d’appui de Chandler dans sa démarche auprès de Québec visant à décréter un moratoire sur les coupes forestières dans les secteurs entourant la rivière Petit-Pabos, comme notre série de reportages l’a révélée au cours des dernières semaines.
Ainsi, dans son communiqué la MRC rappelle que « le rôle principal de la MRC, comme prévu par la loi, est de favoriser un aménagement réfléchi et durable de son territoire. Le développement durable est composé de trois sphères : l’environnement, la société et l’économie. Les décisions de la MRC du Rocher-Percé doivent ainsi viser le meilleur équilibre et assurer une cohésion optimale entre ces trois sphères. Ainsi, lorsqu’on lui a demandé son soutien pour imposer un moratoire dans le secteur de la rivière Petit Pabos, la MRC a mesuré scrupuleusement les impacts qu’aurait cette éventuelle réglementation. Afin de pouvoir baser ses décisions sur des faits crédibles et vérifiés, la MRC participe activement et de façon assidue aux rencontres de la table GIRT (gestion intégrée des ressources et du territoire) qui s’assure que les activités d’aménagement forestier sur le territoire public soient menées dans le respect des intérêts de tous.»
La MRC poursuit en indiquant qu’ « aucun enjeu majeur nécessitant un moratoire sur les coupes n’a jamais été évoqué lors des rencontres. Notons également que le secteur est déjà visé par pas moins de 420 mètres de protection en moyenne autour de la rivière Petit-Pabos et que 30 % du territoire n’a jamais subi d’activités de coupes forestières. Nous sommes favorables à l’établissement d’aires protégées et à des restrictions quant aux coupes forestières. Mais nous sommes aussi favorables à l’accessibilité du territoire – à l’arrière-pays – qui permet à nos concitoyens de se déplacer en motoneige et d’aller travailler ou à nos voisins de venir pêcher et chasser tout en contribuant à notre économie locale. Le but est de trouver l’équilibre entre tout ça et de dialoguer pour y arriver ».
Enfin, toujours selon la communication de cet organisme, « la MRC est innovante en matière de respect de l’environnement et elle a mis en place plusieurs projets qui font l’envie de plusieurs autres MRC et municipalités au Québec. On peut penser au règlement adopté sur l’abattage d’arbres en forêt privée, au compostage obligatoire tant pour les citoyens que pour les entreprises, ce qui est une rareté au Québec, ou encore au Plan climat et au plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH) qui sont en cours d’élaboration. »







