Québec a lancé cette semaine le premier Plan d’action gouvernemental sur l’accès à l’avortement 2024-2027. Un plan d’ailleurs salué par la CSN.
Ce plan représente un geste concret de Québec pour réaffirmer le droit fondamental des Québécoises de choisir de poursuivre ou d’interrompre une grossesse. Des investissements de 7,5 M$ soutiendront la réalisation de ce plan d’ici 2027.
En 2023, la ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron, a consulté des groupes de femmes, des professionnelles et professionnels de la santé, des ordres professionnels ainsi que des expertes et experts sur le sujet. Deux constats s’en sont dégagés. D’abord, des délais d’accès aux services d’avortement persistent dans certaines régions du Québec. D’autre part, la disponibilité de l’information fiable et véridique assure la liberté de choisir des femmes, lit-on dans la documentation gouvernementale.
Le plan d’action contient une trentaine de mesures déployées selon quatre objectifs généraux, comme informer et sensibiliser la population en ce qui concerne le libre choix et lutter contre la désinformation, améliorer l’accès aux services d’avortement pour les femmes qui y ont recours sur l’ensemble du territoire et faciliter l’accès à de l’information fiable et véridique ainsi qu’aux services en matière de contraception
De son côté, la CSN accueille favorablement cette démarche. Dans le contexte politique actuel des États-Unis, la CSN est rassurée que des mesures concrètes soient mises en place pour éviter que l’accès à l’avortement soit ici menacé. « Le Québec, tout comme le reste du Canada, n’est pas à l’abri de dérapages politiques en matière d’avortement. Nous devons à tout prix protéger ce droit fondamental et inconditionnel des femmes de pouvoir disposer librement de leur corps », a fait valoir la président de la centrale syndicale, Caroline Senneville.







