Les scientifiques fédéraux, incluant certains membres de Pêches et Océans Canada, se sont rassemblés récemment pour montrer leur opposition au projet de loi C-39 du gouvernement de Mark Carney, et avertir que le fédéral affaiblit la science, l’expertise et les institutions indépendantes sur lesquelles le Canada compte pour assurer la sécurité de la population et de l’environnement.
Des membres du groupe Sciences appliquées et examen des brevets et de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), dont des scientifiques de Pêches et Océans Canada, sont descendus dans la rue de St-John’s alors que le gouvernement s’apprête à accélérer l’examen des grands projets, à élargir le recours à des conclusions prédéterminées et à exiger que la faisabilité économique soit prise en compte lors de l’établissement de certaines mesures de protection de l’environnement.
Menaces sur l’intégrité de la prise de décision
Dans l’ensemble, l’IPFPC estime que ces changements menacent l’intégrité de la prise de décision fondée sur des données probantes, alors même que la science fédérale subit déjà la pression des compressions budgétaires, des pénuries de personnel et des difficultés liées au recrutement et au maintien en poste.
Toujours selon ces scientifiques, cette pièce législative permettrait que les déterminations, conclusions et avis requis pour certains projets admissibles soient considérés comme favorables avant même que les travaux professionnels sur lesquels reposent habituellement ces décisions ne soient terminés.










